Eva MacPherson Auteur: Eva MacPherson Diéteticienne

Les polypes intestinaux peuvent inspirer d’inquiétude

Les polypes intestinaux sont généralement bénins, on procède toutefois systématiquement à leur ablation lorsqu’ils sont détectés, pour prévenir leur évolution en cancer du côlon. Le dépistage est recommandé après 50 ans par coloscopie, un examen indolore.

Les polypes intestinaux sont relativement fréquents dans la population générale. Bien qu’ils soient bénins dans la grande majorité des cas, ces excroissances de tissu dans la paroi interne de l’intestin peuvent parfois évoluer en cancer.

Qu'est-ce qui le cause ?

Pendant longtemps, on avait soupçonné des agents pathogènes à l’origine du polype intestinal, mais cela n'a pas été confirmé. En plus de la prédisposition génétique, les endommagements de la muqueuse de la paroi intestinale provoqués par de divers facteurs de mode jouent un rôle non négligeable dans leur apparition : consommation insuffisante de fibres, la viande rouge, les additifs alimentaires, l’obésité, la sédentarité, le tabagisme et la consommation élevée d’alcool.

Le polype intestinal ne provoque pas de symptômes dans un grand pourcentage de cas


Comment le détecter ?

En règle générale, les polypes intestinaux, surtout les plus petits n’entraînent aucun symptôme. Il arrive toutefois que les polypes provoquent les symptômes suivants : saignement par le rectum, sang dans les selles, changements dans les habitudes de défécation qui durent plus d’une semaine, douleurs abdominales. Sans symptôme, les polypes ne peuvent être détectés que lors d’une coloscopie réalisée dans le cadre de dépistage de cancer du côlon.

La coloscopie (aussi appelée rectocoloscopie) permet de détecter avec certitude la présence de polype intestinal. Cet examen permet de visualiser l’intérieur du rectum et du côlon via l’introduction d’un endoscope dans le rectum. Avant la coloscopie, et pour des résultats les plus fiables possibles, le patient doit suivre un régime particulier les jours précédant l’examen. C’est un régime sans résidu à suivre le plus souvent pendant 3 jours. Il lui est également prescrit une préparation colique afin de procéder au nettoyage de l’intestin.

L’examen est effectué par un gastro-entérologue sous anesthésie générale. Il consiste à introduire un tube souple - de 1,5 à 2 m de long et muni d’une caméra - dans le rectum puis le côlon. Si pendant l’examen, des polypes sont détectés, ils sont retirés ensuite analysés afin d’en préciser le type. La coloscopie permet également, en cas de lésions suspectes, de réaliser des biopsies, c’est-à dire des prélèvements. Les tissus prélevés sont analysés au microscope en laboratoire.

Types de polypes intestinaux

Un polype intestinal est une excroissance de tissu sur les muqueuses des intestins. On distingue les polypes selon leur forme ou selon leur localisation.  Un polype peut se développer dans les muqueuses de l’intestin grêle ou du gros intestin. Il ressemble en général à un champignon (adénome tubuleux), avec un pied étroit qui raccorde la partie plus large à la paroi intestinale. Il se retire facilement lors d'une coloscopie et il est le plus commun des adénomes. D’autres polypes peuvent être plus plats (adénome plan) et grandir directement sur la paroi intestinale.

La plupart de polypes n’évoluent pas et resteront toujours bénins. Mais certains polypes sont susceptibles d’évoluer et de se transformer en tumeur cancéreuse. La plupart des cancers colorectaux sont attribuables à de nombreux facteurs de risque, tels que l’accumulation des toxines due à l’alimentation inappropriée, ou antécédents familiaux. Selon les récentes rechercher la bactérie Fusobacterium nucleatum pourrait jouer un rôle dans la transformation du polype en tumeur cancéreuse. Une tumeur se développe souvent de plusieurs types cellulaires distincts, qui, collectivement, créent un environnement favorable à la croissance des cellules cancéreuses. La taille est un facteur important dans le risque de transformation maligne d’un adénome, le risque est inexistant si l’adénome est inférieur à 1 cm, d’environ 10 % si l’adénome mesure de 1 à 2 cm et proche de 30 % si l’adénome est supérieur à 2 cm. Si le polype se développe en tumeur maligne, un examen microscopique permet l’étude de la différenciation tumorale. La tumeur bénigne peut évoluer en tumeur maligne tel que le carcinome à cellules en bague – très invasive - ou l’adénocarcinome mucineux.

Faut-il avoir peur ?

Il est ą savoir que le cancer colorectal met plusieurs années à se développer, environ 10 ans et il se manifeste chez personnes de plus de 50 ans. Après 50 ans, il est souhaitable de faire pratiquer une coloscopie et en cas de résultat négatif de répéter le dépistage après cinq ans. Tous les deux ans, iI est recommandé de faire un test hémoccult qui serve à rechercher la présence de ce sang caché.  Si le test immunologique de dépistage est positif, la réalisation d’une coloscopie permet de vérifier la présence de polypes et de les ôter aussitôt. Dans ce cas il est recommandé de se faire une coloscopie entre 6 mois et 3 ans en fonction de la taille de polype enlevé et selon les indications du médecin. Pour les patients à risque élevé, en cas d’antécédents familiaux de cancer colorectal, d’anémie, de maladies inflammatoires du côlon, la coloscopie est recommandée dès de l’âge 20 et le répéter tous les 3 à 4 ans. La coloscopie reste l'examen le plus fiable pour détecter la présence de lésions, d’inflammations pré-cancéreuses ou cancéreuses.

Comment prévenir ?

Les toxines adhérant à la muqueuse de l'intestin peuvent provoquer des inflammations et augmenter considérablement le risque d'apparition de polypes intestinaux. La prévention consiste à changer les habitudes alimentaires, l'augmentation de la consommation de fibres et la diminution de la consommation des aliments malsains tels que, le sucre blanc raffiné, les graisses animales et les aliments abondant en additifs. Cependant, ce n'est pas un processus rapide, il est donc conseillé de se débarrasser des toxines accumulées par la désintoxication, ainsi le changement du régime alimentaire pourra devenir plus efficace. Sans la consommation suffisante de fibres, le nettoyage des parois intestinales ne peut pas fonctionner correctement. Les toxines irritent constamment la muqueuse intestinale, et les excréments adhèrent aux plis intestinaux, ce qui facilite le développement des processus inflammatoire et des tumeurs du côlon

Sources :
https://www.webmd.com/colorectal-cancer/colon-polyps-basics#1
https://journals.lww.com/eurjcancerprev/Abstract/2015/09000/Fusobacterium_nucleatum___an_emerging_bug_in.2.aspx
https://www.ligue-cancer.net/article/26096_cancer-du-colon-et-du-rectum
https://www.hopital-dcss.org/soins-services-hopital/informations-medicales/item/156-tumeurs-colon-rectum-polypes-cancers.html
https://www.sante-sur-le-net.com/maladies/hepato-gastro/polypes-intestinaux/

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